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Il y a plus de 150 ans le théâtre de la Canobbiana de Milan s'était réuni pour profiter pour la première fois de cette ouvre singulière. Cela se passait en 1832 et le succès du public a converti cette ouvre de Donizetti en une référence. Pour beaucoup de scènes ce compositeur est aussi sentimental que Bellini et aussi ingénieux que Rossini, pour d'autres, il est un tant soit peu dramatique, comme son successeur, Verdi
L'histoire a lieu dans un petit village de la Toscane. La belle Adina a deux prétendants : le simple paysan Nemorino, qui est trop timide pour confesser son amour, et le sergent Belcore, qui a reçu l'ordre de se loger dans la maison de Adina, qu'il commence à courtiser avec impatience.
Adina se moque du pauvre Nemorino, qui l'aime fidèlement. Un jour, arrive au village l'attelage d'un étranger. C'est Dulcamara, un guérisseur qui offre une multitude d'étranges remèdes. Nemorino lui demande si il n'y aurait pas un élixir pour l'amour. Naturellement, Dulcamara en a un, qui coûtera, à Nemorino, toutes ses économies et fera de l'effet seulement dans 24 heures (c'est-à-dire, lorsque le guérisseur sera parti). Toutefois, les premiers effets se produisent immédiatement : le vin rouge ordinaire, car ce n'est autre chose, met Nemorino dans un état d'extrême gaieté. Il chante, il danse comme il ne l'a jamais fait. De ce fait, il cesse de s'intéresser à Adina. C'est pourquoi celle-ci décide, par dépit, de se marier immédiatement avec le sergent Belcore.
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